> L'équipe du Standard, champion de Belgique en 1982 et 1983.
--------------------------- • Daerden, Meeuws, Delangre, Preud'homme, Gründel, Haan.------------------------------------------------- • Geurts, Vandersmissen, Gerets, Tahamata, Poel._________________________________________________________________________
Jamais en 25 ans le Standard ne s'était retrouvé aussi proche du titre.
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Le Standard. Et dire que l'équipe s'était, sur le papier, déforcé en laissant partir ses fers de lancé l'été dernier. Troisième la saison dernière, le club liégeois avait notamment perdu à l'intersaison Rapaic et son Soulier d'Or Conceiçao. Les transferts des Toama, Mbokani et Dufer ne constituaient en rien des garanties. Du coup, les observateurs (avertis) ne donnaient que peu de chances au Standard de jouer la gagne jusqu'au mois de mai.
Critiqué plus qu'à son tour avant le coup d'envoi du championnat, le Standard a entamé la compétition tambour battant: avec un 12 points sur 12 après quatre journées, avec à chaque fois quatre buts marqués (dont six pour le seul Jovanovic), l'équipe de Michel Preud'homme a d'emblée donné le ton. Le premier test, face au Club de Bruges, vint encore confirmer le constat: le Standard serait bel et bien candidat au titre.
C'est à Gand, le 16 septembre, que le Standard perdait ses premiers points. C'était également la première fois que Jovanovic ne marquait pas. Le moteur liégeois baissait d'ailleurs quelque peu en régimes, avec quatre partages d'affilée face à Malines, Saint-Trond, Mons et Mouscron. De retour de blessure, Olivier Renard fut lui prié de prendre place sur le banc, remplacé par Espinoza. Le portier liégeois critiqua cette décision et dut, dans la foulée, faire ses valises pour rejoindre ensuite Malines durant la trêve.
Les rencontres à Anderlecht (0-0) et à Dender (0-0) se soldèrent par après par deux nouveaux matchs nul. S'il termina le premier tour invaincu, le Standard céda tout de même le titre honorifique de champion d'automne au Club de Bruges. Après 17 matchs, les Blauw en Zwart devançaient en effet les Rouches d'un petit point. Confiant en son noyau, le Standard n'effectua cependant aucun transfert entrant durant la pause hivernale.
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TOURNANT LE 17 FEVRIER
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Un coup dur émaillait la reprise des festivités: face à Zulte Waregem, Steven Defour, à peine élu Soulier d'Or, se blessait à la cuisse. Le capitaine du navire liégeois opérait son retour fin février mais, rebelote, le milieu de terrain était victime d'une rechute avant de se blesser à l'épaule à l'entraînement. Durant cette période, le Standard marquait à nouveau le pas en se contentant de nul blanc face à Roulers et La Gantoise.
Le tournant de la compétition survenait le 17 février, à l'occasion du match au sommet au Club de Bruges. Jovanovic faisait fi de sa blessure pour planter deux roses dans le jardin du Jan Breydelstadion. Au lieu d'être repoussé à cinq unités, le Standard revenait à un point des Brugeois de Jacky Mathijssen. Autant ce succès allait booster les esprits des Rouches, autant cette défaite portait un coup au moral des Brugeois, lesquels allaient dans la foulée être distancés dans la course au titre.
Avec le titre à portée de crampons, la pression est logiquement montée d'un cran à Sclessin. Sans réellement se montrer brillant ces dernières semaines, à l'image de ses rencontres à Malines, face à Mouscron et à Lokeren, le Standard a néamoins maintenu le cap pour compter 7 points d'avance sur Anderlecht, 8 sur le Club de Bruges.
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L'EFFET CALIMERO
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Le Standard se retrouve ainsi pour la première fois en position d'être champion à l'heure de recevoir Anderlecht. Le club liégeois mérite-t-il le titre de champion. A coup sûr. Michel Preud'homme a tactiquement parfaitement mené sa barque. Lorsque les flancs s'avéraient moins percutants, les Rouches n'ont pas hésité à procéder par de longs ballons, s'appuyant sur leur puissance physique. Derrière, Sarr et Onyewu composent la meilleure paire centrale du pays. Jovanovic, Mbokani et De Camargo ont eux fait preuve d'une belle complémentarité devant. Et que dire alors du milieu de terrain où règnent (souvent) en maîtres les Defour, Fellaini et Witsel. Dufer, Goreux et Mulemo ont eux résolu le problème d'un banc jugé trop court.
En dehors du terrain, le Standard a également changé. Le sentiment d'être toujours le dindon de la farce (l'effet Calimero) a fait place à un appétit de conquête. Là où l'équipe flanchait ces dernières saisons, le Standard a su cette fois conserver la tête froide. Avec la création de l'Académie Robert Louis-Dreyfus, le club dispose également d'un outil digne des plus grands.
Le Standard ne peut pas pour autant se reposer sur ses lauriers (annoncés). Au terme du championnat, Jovanovic quittera plus que probablement Sclessin. Onyewu pourrait également changer d'air. Mbokani envisage lui un départ fin 2008 alors que Defour et Fellaini risquent de répondre aux sirènes étrangères. Ces départs, s'ils se confirment en partie, amèneront bien évidemment des liquidités dans les caisses liégeoises. Reste aux dirigeants et au staff d'en faire bon usage afin de ne pas devoir à nouveau patienter 25 ans.
Le Choc
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